Le Pnud recherche un Consultant national en analyse du fonctionnement des marchés agricoles guinéens

Procurement Process : RFQ – Request for quotation
Office : GUINEA – GUINEA
Deadline : 13 Mars 2018
Development Area : CONSULTANTS CONSULTANTS
Reference Number : 44072
Link to Atlas Project :
00063738 – Appui à la SRP et à la SNDS
Documents :
TDRs
Overview :

La Guinée est un pays à revenu faible, classé à la 183ème place sur 188 pays pour son indice de développement humain (PNUD, 2016). L’agriculture et le pastoralisme sont les principaux moyens de susbsistance pour 97 % de la population rurale. Près de 50 % des ménages vivant de l’agriculture et de l’élevage ne disposent que de revenus limités et connaissent des difficultés de production (WFP, 2014). Les producteurs ont tendance à utiliser leurs propres semences de la récolte précédente, et font un usage limité des pesticides, des herbicides et des engrais commerciaux (FAO et WFP, 2014). Le bétail occupe le deuxième rang parmi les moyens d’existence de la Guinée. Les animaux en transhumance sont conduits des hauts plateaux du Fouta Djallon vers la côte et à travers les frontières vers le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau.

La dernière étude Analyse Globale de la Vulnérabilité et de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (AGVSAN) menée en 2012 a montré qu’il existait en Guinée des poches d’insécurité alimentaire grave, en particulier en Guinée Forestière et dans la préfecture de Faranah. L’insécurité alimentaire modérée reste prédominante, surtout pendant la saison hivernale de juillet à septembre, au cours de laquelle une large partie de la population vulnérable souffre d’un déficit alimentaire dû à un manque d’accès physique et financier aux denrées alimentaires ainsi que la mauvaise gestion des recettes et des stocks alimentaires, plutôt que le manque de disponibilité. L’insécurité alimentaire touche davantage les foyers dans les zones rurales que les foyers en zone urbaine (WFP, 01/2014). Selon l’étude nationale sur la sécurité alimentaire de 2012, la prévalence de l’insécurité alimentaire est la plus élevée dans l’ouest (en particulier dans les régions de Boké, Kindia et Conakry) et dans le sud-Est (notamment dans la région de N’Zérékoré), ou la demande dépasse l’offre, entrainant ainsi une hausse des prix plus importante que dans le reste du pays. Les échanges commerciaux y sont défavorables pour les producteurs et cette situation est encore exacerbée par la proximité des marchés transfrontaliers. Sur le plan de la nutrition, le taux de malnutrition chronique est élevé́ en Guinée, ce qui s’explique par l’insuffisance des pratiques de soins et d’hygiène, l’accès limité aux soins de santé́ et à l’eau potable, le manque de diversité́ dans le régime alimentaire et la forte dépendance aux céréales. La Maladie à Virus Ebola (MVE) a touché 3,249 cas confirmés depuis le début de la crise en mars 2014 en Guinée jusqu’à sa fin mi-2015. Les résultats de l’évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence (EFSA) menée la même année ont montré que près de 2 millions de personnes étaient en insécurité alimentaire, dont 59,000 en insécurité alimentaire sévère. De plus, le Réseau Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) attirait en 2015 l’attention sur l’existence de signaux négatifs pouvant affecter la sécurité alimentaire et la résilience des populations, comme le difficile retour des paysans dans leurs champs au niveau des zones affectées, la perte de leurs moyens de production, le temps nécessaire pour la reconstitution des moyens d’existence, et les difficultés de mise en œuvre des programmes d’assistance nutritionnelle en raison de la méfiance des populations dans la fréquentation des centres sanitaires et éducatifs. Cependant, il n’y a pas eu d’étude approfondie de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à l’échelle nationale depuis la fin officielle de l’épidémie de MVE pour identifier son impact sur les populations touchées.

Cette étude globale est conçue en partenariat avec le gouvernement guinéen, les agences des Nations Unies et d’autres acteurs. Elle arrive à un moment critique puisque la dernière enquête de ce type remonte à plus de cinq ans, et vise à pallier au manque de données mises à jour, scientifiquement valables, et représentatives à l’échelle nationale et préfectorale sur la situation alimentaire en Guinée. Ce processus s’aligne avec la revue « Zero Hunger » prévue en fin d’année par le Système des Nations Unies en Guinée sous le lead du PAM, et s’inscrira comme un échelon clé dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable, en particulier les Objectifs 2 (Lutte contre la faim) et 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs).  Les données actualisées ainsi obtenues permettront une meilleure définition des interventions dans le cadre du prochain cycle de planification du PAM et de ses partenaires en Guinée. Les données clés sur la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Guinée permettront également une prise de décision informée, et l’identification des besoins et cibles prioritaires pour les prochaines années en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. Ainsi, cette enquête constituera un support institutionnel solide pour renforcer les capacités des cadres dans la prévention et la gestion des crises alimentaires et nutritionnelles en Guinée. Plus particulièrement, l’AGVSAN permettra d’apporter une réponse aux questions suivantes :

  • Qui sont les personnes vulnérables vivant dans l’insécurité alimentaire et malnutrition?
  • Combien sont ces elles, avec un focus particulier sur les femmes et les enfants ?
  • Où vivent-elles ?
  • Pourquoi sont-elles vulnérables et vivent-elles dans l’insécurité alimentaire ?
  • Comment pourrait-on améliorer leurs conditions de vie ?

La période planifiée pour l’enquête est l’intersaison, en avril 2018, et les résultats de l’enquête seront représentatifs au niveau préfectoral. Les informations qui seront recueillies et analysées dans les semaines suivant la collecte fourniront des détails sur la situation alimentaire et l’état nutritionnel des groupes vulnérables et leur profil, leurs activités économiques, leur profil socio-culturel, leur milieu de résidence et les facteurs de leur vulnérabilité. Par ailleurs, le rapport de l’AGVSAN fournira aux acteurs une série de recommandations leur permettant de mieux concevoir leur ciblage et de renforcer ou de réorienter leur stratégie d’intervention. Grace à cela, l’AGVSAN constituera un outil clé pour le plaidoyer à la fois pour le Gouvernement guinéen et ses partenaires techniques et financiers, le PAM et les autres Agences du Système des Nations Unies (SNU), la Banque Mondiale les ONGs, etc. L’AGVSAN comportera trois composantes (sécurité alimentaire, nutrition et marchés). Le PAM collecte mensuellement les prix des principales commodités sur 10 marchés à travers le pays, ceux-ci sont accessible sous le lien suivant : http://foodprices.vam.wfp.org/Analysis-Monthly-Price-DataADV.aspx. D’autres acteurs comme le CILSS, les ministères du commerce et de l’agriculture, à travers le SIPAG, des ONGs et projets collectent également des données sur la production et les prix des marchés et constituent une bonne source d’information. Cependant, il n’existe pas de base de données consolidée à ce sujet. C’est dans ce cadre qu’un(e) consultant(e) national(e) sera recruté pour le volet analyse des marchés.

NB: Obligatoirement le dossier de candidature doit contenir au minimum : Offre technique, offre financière et P11 ( et ou le CV)

Les dossiers de candidatures doivent être envoyés sous pli fermé :

A l’adresse de : Directeur Pays Adjoint/Opérations

PNUD Guinée – Maison Commune – Coléah Corniche Sud, Rue M002

BP 222 Conakry, Commune de Matam –  Rép de Guinée

Ou par e-mail :

A: ic.offres.gn@undp.org

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